L'IA au service de l'œil, pas l'inverse
L'automatisation du pré-tri ne dilue pas le regard. Elle libère du temps pour ce qui ne peut pas être délégué.
On me demande souvent si l'intelligence artificielle ne va pas finir par "remplacer le regard du photographe". Je réponds toujours la même chose : pas plus que la lampe de table n'a remplacé la fenêtre.
**Ce que la machine fait bien** - Repérer les yeux fermés sur 800 images - Détecter les flous de bougé - Grouper les variantes presque-identiques - Évaluer la netteté par zone
**Ce qu'elle ne saura jamais faire** - Décider quelle image, parmi les nettes, est la bonne - Sentir qu'un demi-sourire vaut mieux qu'un grand rire - Reconnaître le moment juste avant le moment
Mon flux : la machine élague. Je sculpte ce qui reste.
Deux heures de pré-tri deviennent vingt minutes de relecture. Le temps gagné ne sert pas à faire plus de projets — il sert à passer plus de temps sur la sélection finale, où chaque choix compte.
L'outil ne remplace pas l'œil. Il lui rend du temps.